Inaugurée mardi, la «Swiss Smart Factory» s’imagine en atelier de l’industrie 4.0. Mais, avant de se lancer à la conquête des consommateurs, les usines modulables devront encore développer des standards communs

Publié mercredi 24 mai 2017 à 13:44, modifié jeudi 25 mai 2017 à 14:09.
A l’avenir, le capitaine d’industrie sera partout. Avec ses lunettes de réalité augmentée, plus besoin de se déplacer dans ses succursales. L’état des stocks et la plupart des données sensibles lui seront livrés en direct sur sa rétine numérique.
Cette vision de l’usine du futur provient d’un garage de la zone industrielle biennoise. Le lieu choisi par les organisateurs du parc technologique Switzerland Innovation pour y inaugurer mardi leur Swiss Smart Factory, une mini-usine qui doit servir de vitrine aux technologies modulables de la quatrième révolution industrielle, celle qui doit connecter les machines ent
Une centaine de représentants de PME avaient fait le déplacement, qui pour commander un bras mécanique qui pour tester, via une manette et des senseurs de console de jeux vidéo, un tutoriel d’assemblage destiné à l’industrie automobile. Des technologies qui n’ont, en soi, rien de neuf

Pour le directeur de la Swiss Smart Factory, Dominic Gorecky – récemment débauché d’un centre de recherche allemand – l’essentiel est ailleurs: «A l’avenir, la production ne se fera plus en Chine mais dans des mini-usines, plus proches des clients finaux.» Mais l’absence de mise en réseau de ces structures et de standards communs peut représenter un obstacle. «Même les grands groupes doivent apprendre à coopérer. L’économie du futur ce sera plug and play, tout devrait pouvoir se faire via une clé USB.» Plus question donc d’enfermer ses clients dans un écosystème technologique.

Micromachines de précision
C’est aussi l’avis de Jonas Hügli, directeur technologique de Safelock, qui présentait sa microfraiseuse 5 axes. Moins gourmande en énergie, elle devrait permettre de fabriquer des pièces sur mesure pour des clients pressés. «A l’avenir, les usines ne seront pas de grands complexes mais des prototypes modulaires.»
La Swiss Smart Factory, un projet monté en quelques semaines, devra remballer ses cartons et quitter son garage en 2019, à la fin du chantier de la haute école spécialisée de Bienne. La nouvelle structure de 15 500 mètres carrés, avec qui des coopérations sont déjà prévues, lui fournira un «magnifique réservoir de talents». A moins que ce ne soit l’usine, en format poche, qui vienne directement aux étudiants.

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